Comment évolue la maladie au cours de la vie ?

La symptomatologie est difficilement prédictible chez les patients atteints d’angioedèmes, chaque patient est en fait un cas particulier. 

Les symptômes peuvent être les mêmes quel que soit l’âge, mais l’intensité et la fréquence des crises peuvent varier tout au long de la vie. Certains patients peuvent connaître des périodes asymptomatiques.

Chez les femmes, on note une augmentation des crises due aux épisodes de la vie génitale :

  • une aggravation se produit souvent au moment de la puberté
  • la période des menstruations peut favoriser les crises,
  • la grossesse améliore les symptômes pour 30 % à 50 % des femmes, mais aggrave les crises chez 30 à 50 % d’entre elles.
  • La ménopause peut également induire une amélioration ou une aggravation des crises.

Les facteurs de stress sont souvent des facteurs favorisants les crises. En conséquences, toutes les difficultés inhérentes à la vie quotidienne (difficultés familiales, professionnelles, financières…) sont susceptibles d’aggraver la situation du patient.

Certains patients ont expérimenté avec succès des méthodes de relaxation qui minimisent le niveau de stress et donc la fréquence des crises.  

Est-il nécessaire de faire doser régulièrement son taux de C1 inhibiteur ?

Il n’y a pas toujours de relation directe entre la fréquence ou la sévérité des crises et le taux de C1 inhibiteur. En conséquence, une fois le diagnostic établi, il n’est pas utile de faire doser périodiquement sont taux de C1 inhibiteur. Le déficit est permanent, en dehors ou pendant les crises.