Association des Malades Souffrant d’Angio-Oedèmes

Rejoignez AMSAO et participez à l'animation de notre réseau. La cotisation annuelle est fixée à 20€.

Comptes rendus de l'association

La prochaine réunion de l'association aura lieu le 20 novembre, à l'hôpital saint Antoine à Paris, dans le service du Pr Fain.
La matinée sera consacrée à la maladie avec la présence des médecins spécialistes, et AG de l'association l'après midi.

Programme plus détaillé à venir.

COMPTE-RENDU DE LA MATINÉE FAMILLES « ADULTES»

Le 11/03/2021 en visioconférence

L’équipe adulte et pédiatrique du CREAK (Centre de Référence des Angiœdèmes) de Grenoble  a organisé avec l’AMSAO cette demi-journée d’échanges et d’informations sur la maladie d’Angiœdème Héréditaire (AOH) en visioconférence le 11/03/2021.

Cette session interactive était plus particulièrement destinée aux adultes. Elle a permis le partage d’informations et d’expériences entre soignants et patients.

→ CREAK (Centre de Référence des Angiœdèmes)

Le Dr Boccon-Gibod rappelle le rôle et les missions du CREAK. 800 patients (dont 130 enfants) sont actuellement identifiés dans le réseau. On estime à 1 500 environ le nombre de patients atteints d’angioedèmes bradykiniques en France.

Le CREAK comporte :

  • 3 sites constitutifs (Paris, Lyon, Lille
  • 15 centres de compétence
  • 1 site coordonnateur (Grenoble)

Pr Laurence Bouillet : coordinateur

Dr Isabelle Boccon-Gibod : praticien (adultes)

Dr Anne Pagnier : pédiatre

Audrey Lehmann : pharmacienne

Le CREAK réalise consultations et diagnostics pour les enfants, adolescents et adultes, a mis en place un programme d’éducation thérapeutique, élabore des protocoles de soins et développe la recherche clinique. Une astreinte téléphonique fonctionne depuis plusieurs années. Le Dr Boccon-Gibod est responsable de l’unité fonctionnelle adultes.

Actualités thérapeutiques  (Pr Bouillet)

Le Pr Bouillet rappelle que pour cette maladie le risque d’angioedème laryngé asphyxiant est imprévisible et existe toute la vie. On a assisté ces dernières années à des progrès considérables concernant les traitements :

  • 1969 : 1ère utilisation de plasma frais congelé,
  • 1980 : 1ère utilisation de C1 inh
  • 2008 : Icatibant
  • 2009 : AMM Firazyr et Berinert
  • 2012 : AMM Cinryse 

Berinert, Cinryse et Ruconest empêchent la kallikréine d'agir. Icatibant agit plus en aval.

En France, la stratégie est que tout patient doit avoir avec lui du Firazyr en cas de besoin et doit être éduqué à l’injection sous-cutanée.

Une étude de 2013 a montré que la qualité de vie des patients atteints d’AOH était réduite. A partir de 5 crises par an, la qualité de vie est très altérée, un traitement de fond doit alors être proposé :

  • années 1960 : essais avec la testostérone,
  • 1972 : acide tranexamique (antifibrinolytique)
  • 1976 : danatrol (augmente le C1 inh par le foie)
  • 2012 : Cinryse : bloque préventivement la cascade
  • 2018 : LANADELUMAB : bloque la kallicréine,
  • 2021 : Berotralstat : bloque la kallicréine.

Ces deux derniers médicaments sont la grande nouveauté. Le Lanadelumab  qui a eu son AMM en 2018 a une efficacité remarquable et des effets secondaires indésirables minimes. Un registre de suivi est mis en place.  Le Berotralstat est actuellement en ATU de cohorte, avant son AMM attendue prochainement.

On s’attend dans les prochaines années à un élargissement de l’offre thérapeutique avec de nouveaux traitements de fond ou de crises. Mais la vraie révolution sera la thérapie génique. Un essai va débuter en 2022 avec laSociété Biomarin.

Les patients sont invités à participer aux essais thérapeutiques lorsqu’ils sont proposés. Un essai va débuté en avril 2021 avec un médicament oral en cas de crise, (société Pharvaris) et un mode de fonctionnement similaire au Firazyr. Cet essai aura lieu à l’hôpital Saint Antoine à Paris, (Service du Pr Fain et Dr Delphine Gobert). Les patients qui le souhaitent peuvent des maintenant prendre contact pour participer aux essais. Ces études permettent de rendre accessibles au plus grand nombre les nouveaux traitements.

Tout patient peut avoir accès au Takhzyro s’il ne répond pas aux autres traitements. Un PNDS (protocole national de diagnostic et de soins) va être publié prochainement, et explicitera les différentes stratégies thérapeutiques Le traitement de fond doit être adapté au patient et lui fournir la meilleure qualité de vie.

 

→ Association AMSAO  (M. Raguet)

L’association de patients AMSAO a été crée il y a 24 ans. Elle permet notamment  de faciliter la diffusion de la connaissances sur la maladie, les nouveaux traitements, et le partage d’expériences entre les patients, facilités par l’avènement d’Internet. 

Le président souligne l’éventail des traitements existants dont plusieurs bénéficient d’une bonne efficacité. Très peu de maladies rares peuvent bénéficier d’autant de traitements pour gérer au mieux la maladie.

On peut se féliciter également de la bonne coordination entre les milieux médicaux, les industries pharmaceutiques, et les autorités de santé, permettant une mise sur le marché très rapide de ces nouveaux traitements. D’autres médicaments vont arriver dans les prochaines années, le plus grand espoir étant la thérapie génique.

 

→ Recherche clinique

La recherche vise à récolter des données pour améliorer les connaissances de la maladie et à évaluer les nouveaux traitements. On distingue la recherche fondamentale, la recherche pré-clinique et la recherche clinique qui comporte 4 phases.

Avant d’être mis sur le marché (AMM) , un médicament peut être sous ATU (autorisation temporaire d’utilisation).

L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament)  évalue les risquessanitaires présentés par les médicaments. Les CPP (Comités de protection des personnes) garantissent la pertinence de la recherche et la protection des personnes qui y participent.

L’étude peut être randomisée (comparaison avec un groupe prenant un traitement standard ou un placebo), en simple aveugle (les participants ne savent pas s’ils prennent le médicament testé) ou double aveugle (ni le médecin ni le patient ne savent s’il s’agit du nouveau traitement). Une étude clinique se déroule en plusieurs étapes :

  • consultation chez le médecin qui donnera les explications nécessaires, et après un délai de réflexion, signature du consentement ;
  • vérification des critères d’inclusion ;
  • examens médicaux : ils sont nécessaires pour comparer l’état du patient avant et après l’étude ;
  • 1ère prise de traitement ;
  • fin de l’étude, dès que le patient le souhaite ou à la fin du protocole. 

A l’issue de l’étude, le traitement peut éventuellement être poursuivi.

 

→ Education thérapeutique (N. Carrat infirmière du CREAK)

L’éducation thérapeutique est développée par le CREAK par le programme intitulé « EduCreak ».

Ce programme est élaboré depuis 2012 en tenant compte des besoins des patients. Plusieurs équipes ont été formées dans différents centres de compétence (Grenoble, Paris, Lille, Lyon…)  pour assurer cette éducation thérapeutique qui peut se faire en ateliers individuels ou collectifs. Une mallette vient d’être créée, qui comporte une fiche explicative et 3 pochettes concernant 3 ateliers :

  • comment gérer la crise,
  • comment expliquer l’AOH aux professionnels de santé ou à son entourage,
  • AOH et travail / loisirs. 

D’autres thèmes peuvent être abordés, par exemple : comment reconnaître une crise grave. Les ateliers collectifs sont l’occasion pour les patients de discuter avec d’autres patients, avec un encadrement médical,  le but étant d’apprendre à vivre normalement avec sa maladie et d’être autonome.

 

→ Témoignages

Une patiente, Agnès, qui est patiente « expert »  ou « ressource » témoigne de ce que lui a apporté l’éducation thérapeutique. Elle participe à des ateliers depuis 2008. Cela a été une grande aide pour elle : elle s’est sentie moins seule et accepte mieux sa maladie. Elle a appris à se prendre en charge et à ne plus subir.

L’éducation thérapeutique l’a amenée à adopter une autre philosophie de vie et lui a montré comment se comporter ou réagir dans différentes situations. À titre d’exemple, elle appréhendait les voyages à l’étranger et l’atelier « AO et loisirs » lui a permis de dépasser ses craintes, en apportant conseils et recommandations.

Une autre patiente, Jeanne, atteinte d’AOH ainsi que son fils, témoigne des difficultés qu’elle rencontre à  concilier sa maladie avec son travail, et comment elle a appris à gérer au mieux son activité professionnelle en tant que travailleur indépendant, dans un contexte d’incertitude du aux crises imprévisibles.

 

→ Suivi thérapeutique

Il est rappelé qu’une consultation est nécessaire au moins une fois par an auprès d’un médecin du réseau CREAK. En effet, le traitement peut et doit être  réévalué régulièrement en fonction de l’état du patient, de l’évolution des crises ou des effets secondaires indésirables, etc.

Même si le patient n’a plus de crises pendant plusieurs années, une crise fatale (laryngée) peut toujours arriver. C’est pourquoi il est recommandé d’avoir toujours avec soi 2 doses de Firazyr.

 

→ AOH et stress  (A. Pagnier)

Le stress est une réponse non spécifique du corps à un  évènement, un changement brutal (positif ou négatif) pour maintenir l’équilibre. Plusieurs phases peuvent se succéder : phase d’alarme, phase de réaction, phase d’épuisement.

Le stress déclenche toute une cascade de réactions, donne des phénomènes d’inflammation  au niveau du cerveau  Il dépend de facteurs environnementaux, génétiques, comportementaux et peut être lié à une histoire familiale.

Le stress chronique est une anticipation anxieuse des évènements de la vie. L’éducation thérapeutique, y compris chez les enfants, peut être bénéfique pour apprendre à y remédier. Les « ingrédients »  du stress sont la perte de contrôle, l’imprévisibilité, la nouveauté et/ou l’ego menacé. On ne peut pas supprimer le stress mais il est possible d’avoir des stratégies d'adaptation. Quelques propositions :

à voir sur internet : site du CESH (Centre d’études sur le stress humain) :  stresshumain.ca

Les outils pour lutter contre le stress sont propres à chacun, cela peut être :

  • respirer, se relaxer,
  • bouger, avoir une activité physique,
  • chanter, danser
  • dessiner,
  • méditation, autohypnose, yoga, qi gong

Les contacts sociaux sont importants. Les ateliers d’éducation thérapeutique qui permettent le partage d’expérience vont dans ce sens. L’atelier thérapeutique «  l’angioedème, quelles émotions ? » peut notamment être intéressant.

Il existe également des programmes pour apprivoiser son stress comme la  méthode CBSM (Cognitive Behavioral Stress Management). Il faut écouter son corps afin de reconnaître les signes du stress, s’informer, pratiquer et créer  sa propre boîte à outils.

 

→ Vaccin anti-Covid

En réponse à plusieurs interrogations de patients, les médecins précisent que :

  • Les personnes atteintes d'angioedème ne sont pas à risque de forme sévère de Covid, donc ne sont pas prioritaires pour l’administration du vaccin.
  • La vaccination est fortement conseillée, il n'y a pas de contre indication,
  • On peut recevoir n'importe quel type de vaccin,
  • Il n'y a pas de précaution particulière à prendre lors de la vaccination (pas plus que pour d'autres vaccins, grippe, tétanos...). 

COMPTE-RENDU DE LA REUNION EN VISIOCONFERENCE DU 11 FEVRIER 2021

 

L’équipe adulte et pédiatrique du CREAK (Centre de Référence des Angiœdèmes) de Grenoble a organisé avec l’AMSAO cette demi-journée d’échanges et d’informations sur la maladie d’Angiœdème Héréditaire (AOH) en visioconférence le 11/02/2021.

 Voir compte rendu ci après.

La prochaine réunion CREAK/AMSAO aura lieu en visioconférence le 11 mars 2021.

 

Cette session interactive du 11 fev 2021 était plus particulièrement destinée aux enfants ou adolescents  et à leurs parents. Elle a permis le partage d’informations et d’expériences entre soignants et patients.

Le Dr Boccon-Gibod rappelle le rôle et les missions du CREAK. 700 patients (dont 130 enfants) sont actuellement suivis dans le réseau. On estime à 1 500 environ le nombre de patients atteints d’angioedèmes bradykiniques en France.

Le CREAK comporte :

  • 3 sites constitutifs (Paris, Lyon, Lille)
  • 15 centres de compétence
  • 1 site coordonnateur (Grenoble)

Pr Laurence Bouillet : coordinateur

Dr Isabelle Boccon-Gibod : praticien (adultes)

Dr Anne Pagnier : pédiatre

Audrey Lehmann : pharmacienne

Le CREAK réalise consultations et diagnostics, a mis en place un programme d’éducation thérapeutique, élabore des protocoles de soins et développe la recherche clinique. Une astreinte téléphonique fonctionne depuis plusieurs années.

 

Impact psychologique de la maladie

Karine Guichardet et Gaëlle Buisson-Papet, psychologues pédiatriques, échangent avec les participants sur les sentiments éprouvés par les enfants ou leurs parents lorsqu’ils ont des crises angioedèmes :

Reviennent les mots : crainte, inquiétudes (sur l´ampleur de la crise), douleur, angoisse, incertitude concernant les restrictions d’activités. Jusqu’à l’âge de 7/8 ans, les enfants ne se posent pas trop de questions.

A l’adolescence, la maladie a un impact plus important sur la qualité de vie. Les adolescents se confrontent à une certaine impuissance et ont  parfois  des doutes sur leur capacité à construire une vie sociale ou professionnelle. De plus, ils peuvent se sentir responsables de déséquilibre ou préoccupations dans la famille. Le caractère imprévisible des crises a pour conséquence que les parents peuvent être en permanence en alerte avec cette maladie, ce qui a forcément un impact sur la qualité de vie. Un accompagnement médical permet à l’enfant  de répondre à ses questions afin qu’il ne se sente pas impuissant devant la maladie.

Une bonne relation entre enfant, médecin et psychologue permet d’anticiper et de prévenir l’impact de la maladie sur le parcours de vie. L’éducation thérapeutique est également un outil intéressant, elle procure une meilleure connaissance de la maladie et des traitements et permet de se confronter à l’expérience des autres. Il y a actuellement beaucoup moins d’absentéisme des enfants à l’école en raison de cette maladie, grâce notamment à l’accès aux différents traitements. A noter que les angioedèmes ne sont pas des causes de troubles de l’apprentissage à long terme.

Chez un enfant atteint, les manifestations peuvent être précoces, des petites crises périphériques ou abdominales sont possibles, mais restent rares et sont exceptionnelles chez le nourrisson. Le dosage de C1 est fiable à partir de 3 mois. Il est possible de le faire plus précocement, mais il devra alors être renouvelé à l’âge de  6 mois.

Les douleurs abdominales étant le premier motif de consultation chez les enfants, il est parfois difficile de déterminer s’il s’agit d’une crise d’angioedème. Il peut alors être utile de pratiquer une échographie pour distinguer l’angioedème des autres causes pédiatriques. Les crises chez la femme enceinte doivent être traitées car elles peuvent avoir un impact sur le foetus. Le concentré de C1 inhibiteur (Cinryse ou Berinert) peut être utilisé.

 

Activité physique adaptée

Me Sandra Biniek et Mélanie Ballegeer, professeurs d’activité physique adaptée, suivent des patients ayant une pathologie et pratiquant une activité physique. Les  activités physiques peuvent être :

  • de loisirs et sportives
  • quotidiennes

Une dépense énergétique peut être apportée par : nager, jardiner, faire du vélo, marcher, faire du yoga…

L’activité physique permet de réguler le stress, est bonne pour le moral et donne de l’énergie. On peut l’adapter en jouant sur différents critères ; contexte, nature, fréquence, durée, intensité. Il est important d’en pratiquer une même  avec une pathologie. L’inactivité physique ou la sédentarité sont défavorables à  l’état de santé. Les sports de combat (boxe, karaté,….) ainsi que le rugby sont à éviter car ils sont à haut risque de traumatismes pouvant déclencher des œdèmes.

Comment adapter son activité physique à la maladie :

  • limiter les risques en évitant les sports engendrant un stress important (parachutisme), pour les patients sensibles au stress,
  • être vigilant au début d’une nouvelle activité,
  • adapter l’activité en fonction des facteurs individuels déclenchant une crise (la symptomatologie peut être différente d’une personne à l’autre),
  • bien s’échauffer pour préparer son corps,
  • privilégier les sports avec peu de chocs (vélo, badminton, randonnée, danse)
  • faire un retour au calme en fin de séance, redescendre progressivement,
  • veiller à l’accommodation à l’activité : augmenter petit à petit la durée et/ou l’intensité de la séance.

Il faut être vigilant lors de la reprise d’une activité physique, au besoin se faire aider. Il faut également veiller à la sensibilisation de l’encadrant et des camarades à la maladie, et commencer dans un environnement sécurisé, familier.

 

Recherche clinique

Le Dr Kevorkian-Verguet, pédiatre, évoque la question des essais cliniques chez l’enfant. Un essai clinique vise à évaluer un nouveau traitement, à vérifier son efficacité et sa sûreté.

Les essais cliniques sont nécessaires chez les enfants, car leur corps est différent de celui des adultes. Ils sont réalisés après assentiment, consentement et information de l’enfant et de ses parents et se déroulent dans le cadre d’un protocole. L'avantage le plus convaincant  pour participer à un essai clinique est le potentiel d'un traitement plus efficace pour  l’enfant. Le patient inclus dans un essai a la liberté de changer de décision à tout moment.

Un exemple actuel d’essai thérapeutique chez les enfants est l’étude SERENITI, qui vise à évaluer la tolérance et l’efficacité du Lanadelumab chez les enfants de moins de 12 ans.

 

Association AMSAO

Le président de l’AMSAO retrace brièvement l’historique de l’association de patients. Celle-ci a été créée il y a 24 ans. Internet a facilité son développement ces dernières années. Les faits marquants sont une évolution vers de meilleurs diagnostics, l’arrivée de traitements d’urgence (Berinert, Firazyr) et plus récemment l’arrivée de 2 nouveaux traitements prophylactiques par anticorps monoclonaux qui restreignent la production de kallicréine (Lanadelumab et  Berotralstat). L’association de patients répond à un besoin d’information des patients et permet le partage d’expériences. 1 à 2 réunions par an sont organisées.

 

Questions diverses

  • Urgences :

Une personne témoigne des difficultés qu’elle rencontre pour la prise en charge en cas de crise grave, beaucoup de médecins ou hôpitaux ne connaissant pas la maladie.

En cas de recours à une injection de Berinert pour traiter une crise, il est conseillé d’avoir pris contact avec une infirmière auparavant, afin de lui expliquer la  situation et qu’elle accepte le moment venu de procéder à l’injection.

En cas d’urgence et d’incompréhension de la part d’un soignant, il faut appeler le numéro d’astreinte du CREAK : 06 74 97 36 88.  Cette ligne téléphonique est réservée aux personnels de santé ainsi qu’aux patients identifiés et diagnostiqués par un Centre de Référence.

  • Pénurie de médicaments :

On déplore actuellement une pénurie d’Exacyl. Une remise à disposition est prévue début mars pour Exacyl 500 (mais indéterminée pour Spotof). La forme buvable peut venir en substitution. Cette pénurie est due à des difficultés de production sur le site de fabrication basé au Portugal.

 

Information du creak liée au coronavirus

Vous êtes atteint d’un Angiœdème Héréditaire et vous vous posez des questions concernant vos risques éventuels dans le contexte d’épidémie à Covid-19 ?

L’Angiœdème Héréditaire n’expose pas un risque accru d’atteinte grave liée au virus et l’âge avancé reste le principal facteur.

– Adoptez scrupuleusement les mesures « barrières » largement diffusées (Se laver régulièrement les mains – Tousser dans son coude – Utiliser un mouchoir à usage unique – Ne pas se serrer la main)
– N’arrêtez pas votre traitement sans avis médical de la part de votre spécialiste référent
– Rester à votre domicile sauf en cas de premières nécessités, en sollicitant autant que possible les consultations à distance

-          Vérifiez que vous ayez bien votre traitement de crise sévère avec vous 

Pour plus d’informations sur le Coronavirus Covid-19 :
https://gouvernement.fr/info-coronavirus

0 800 130 000 (appel gratuit) 

 


LA REUNION DU 4 AVRIL A TOULOUSE EST ANNULEE.

 


COMPTE-RENDU DE LA REUNION  DU 23 NOVEMBRE 2019 A PARIS

 

Une réunion d’information s’est tenue le samedi 23 novembre 2019 à l’hôpital St Antoine,  encadrée par le Pr FAIN, coordonnateur du centre de référence de Paris, que nous remercions vivement de son accueil.

Nous remercions les membres de son équipe de leur participation : Dr Delphine Gobert (praticien hospitalier), Dr Nicolas Javaud (urgentiste), Dr Virginie Panayotopoulos (allergologue), Me Mélanie Javaud (infirmière), ainsi que la responsable de la pharmacie hospitalière de St Antoine. 

Un tour de table permet aux participants de se présenter, et de relater leurs difficultés pour aboutir au diagnostic ou recevoir les bons traitements. Plusieurs patients ont témoigné de leur immense satisfaction de pouvoir bénéficier du nouveau traitement qui a significativement amélioré leur condition. (Takhzyro). Une nouvelle étape significative dans la prise en charge de cette maladie a donc été franchie, pour la qualité de vie des patients les plus gravement atteints.

 

Classification des angio-œdèmes
(Rappel effectué en introduction par le Pr FAIN)

En France, 1 500 personnes environ sont atteintes d’oedèmes bradykiniques.

On distingue :

  • La forme héréditaire (cas les plus nombreux)

Avec une diminution du taux de C1 inhibiteur :

  • le type I : baisse du C1 inh pondéral (85 % des cas)
  • le type II : baisse du C1 inh fonctionnel (15 % des cas)

Avec un taux de C1 inhibiteur normal :

  • le type III, pour lequel le diagnostic est  difficile ; il est confirmé notamment  lorsque le patient  présente une mutation du facteur XII. 

D’autres mutations existent (encore au stade de la recherche).
Les types III touchent surtout les femmes car ils sont sensibles aux oestrogènes.

La présentation clinique de ces trois types est identique.

  • les oedèmes acquis,

Ils sont d’apparition plus tardive dans la vie du patient (vers l’âge de 40 ou 50 ans) et sont la conséquence une autre maladie.

On peut guérir d’une forme acquise.

  • Les oedèmes liés à la prise de médicaments

Ils peuvent être secondaires à la prise d’IEC (inhibiteur de l’enzyme de conversion), utilisés pour le traitement de l’hypertension artérielle. Dans ce cas il faut arrêter ce traitement.

Sont à éviter également les oestrogènes purs ainsi que les gliptines (médicaments contre le diabète).

 

Diagnostic (Pr FAIN)

Lorsqu’un diagnostic d’angioedème est posé pour une personne, il est indispensable de faire un dépistage familial (parents, enfants, frères et sœurs, selon les cas). Les enfants doivent être dépistés tôt.

En effet, avec un même déficit de C1 inhibiteur, un patient peut avoir de nombreuses crises tandis qu’un autre peut être asymptomatique. Dans ce dernier cas, il est tout de même utile de savoir si on est porteur de la maladie (en cas d’intervention chirurgicale par exemple).

Il est important également de connaître son type d’œdème afin d’avoir les traitements adéquats.

 

Traitements de l'angio-œdème (Pr FAIN)

Traitements préventifs

  • Exacyl . Cette ancienne molécule peut se révéler efficaces pour certains patients, en prévention ou en cas de crise, mais son efficacité n’est pas garantie. De nombreux patients ne sont pas améliorés par ce produit.
  • Progestatifs (contraceptif pour les femmes) : progestérone (Luteran)
  • Danatrol (pour les hommes): utiliser la dose la plus faible possible pour limiter les effets secondaires
  • C1 inhibiteur (jusqu’à deux fois par semaine, en IV) : Berinert, Cinryse, Ruconest 
  • Takhzyro: (Lanadelumab) voir ci dessous

Traitements de la crise

  • Exacyl: peut être essayé en cas de crise non grave 
  • Firazyr : injection SC
  • C1 inhibiteur (Berinert, Cinryse, Ruconest) en IV

Il est rappelé qu’il ne faut pas attendre que la crise soit trop avancée pour s’injecter le produit (Firazyr ou C1 inhibiteur).

 

Traitements d'urgence (Pr  FAIN)

Le patient doit toujours avoir en sa possession un traitement d’urgence (Firazyr ou Berinert) qu’il pourra utiliser à domicile ou emporter à l’hôpital.

Nous déplorons le décès récent d’un homme de 29 ans, dû à un angio-œdème laryngé. Malheureusement cette personne n’avait pas de médicament d’urgence et l’hôpital où il s’est rendu n’en disposait pas non plus (ce qui est le cas de beaucoup d’hôpitaux).

C’est pourquoi il est primordial que chaque patient diagnostiqué ait en permanence un traitement d’urgence à sa disposition, qu’il pourra emporter lors de ses déplacements (voyage, vacances, etc).  Il faut penser à renouveler ses doses si elles sont périmées.

Un œdème laryngé n’est pas à exclure, même si le patient n’en a jamais fait. La survenue et la sévérité des crises sont imprévisibles.

 

Nouveaux traitements préventifs (Dr GOBERT)

  • PROTOCOLE APEX BCX 7353 (BioCryst)

Ce médicament est destiné aux types I et II. Il s’agit d’un anticorps monoclonal, une molécule qui va bloquer la kallikréine.

L’évaluation de ce traitement est en cours dans différents pays avec un protocole contre placebo. Traitement oral à prendre quotidiennement.

Les premiers résultats montrent une réduction des crises de 60 % pour les crises abdominales et de 80 % pour les crises périphériques.

Les effets secondaires possibles sont : douleurs abdominales, infections rhinopharyngées. 

  • Lanadelumab : TAKHZYRO (Takeda)

C’est également un anticorps monoclonal inhibiteur de la kallikréine.

Il s’agit d’une injection sous cutanée toutes les deux semaines en prévention, dès 12 ans. Ensuite, si le patient n’a pas eu de crises, on peut passer à une injection par mois.

Ce médicament concerne les types I et II, il est en ATU (Autorisation temporaire d’Utilisation ) depuis novembre 2018. Son AMM (autorisation de mise sur le marché) est imminente, discussion en cours entre le laboratoire pharmaceutiques (TAKEDA)  et les autorités de santé pour fixer les prix.

Il est réservé aux patients qui ont des crises très sévères et très fréquentes :

A titre d’exemple: 

  - patients sous prophylaxie au long cours par C1 inhibiteur, avec éventuellement difficulté d’injection

  - patients qui consomment plus de 3 doses de Firazyr par mois (plus de 3 crises graves par mois) 

  - patients pouvant présenter une intolérance aux autres traitements.

Contre-indications : femmes enceintes, allaitantes ou ayant un projet de grossesse, enfants de moins de 12 ans.

Ce traitement, à l’efficacité spectaculaire, permet l’autonomie du patient en raison de la facilité d’injection (en sous cutanée), mais il est très onéreux , en conséquence  le nombre de patients qui pourront en bénéficier restera légitimement limité.

Seuls les patients les plus gravement atteints sont donc concernés.

 

Éducation thérapeutique (Me JAVAUD)

Un programme d’éducation thérapeutique, construit avec le Centre de Référence de Grenoble,  est mis en place dans le service du Pr FAIN, réalisé par le Dr Gobert ainsi que M. Javaud (infirmière).

Son but est d’aider les patients à comprendre leur maladie et à acquérir un maximum d’autonomie pour la gérer.

Des entretiens individuels ou collectifs sont proposés, qui permettent au patient d’exprimer son vécu et de déterminer ses attentes. L’apprentissage de l’auto-injection du Firazyr et/ou du Berinert est proposé.

Les séances de groupe permettent d’échanger et d’apprendre comment réagir dans telle ou telle situation  afin de bien intégrer sa maladie dans son mode de vie.

Différents thèmes peuvent être abordés :

  • comment expliquer l’angioedème aux professionnels de santé et à son entourage ?
  • identifier les facteurs déclenchants,
  • connaître son traitement de fond et de crise,

etc.

Ce programme d’éducation thérapeutique est maintenant mis en place dans plusieurs centres de référence.

 

Registre international sur les angio-œdèmes

Un registre a été mis en place afin de recueillir, de manière anonyme, les données cliniques et biologiques des patients atteints d’angioedème.

Cette base de données permettra d’améliorer la connaissance de la maladie et ainsi de mieux adapter la prise en charge thérapeutique.

Votre médecin spécialiste vous a proposé ou vous proposera de participer à ce registre. Chaque crise  sera alors entrée par le patient dans un carnet électronique « Cloud-R HAE », et ensuite validée par les médecins.

Les données recueillies sont ensuite anonymisées, afin de garantirla confidentialité.

 

Questions diverses

Il est important de bien connaître sa maladie pour pouvoir, avec son médecin, choisir le meilleur traitement possible. Pour cela une consultation annuelle au minimum, dans un centre de référence, est nécessaire.

Le port d’une carte (avec le numéro d’urgence) est utile également pour expliquer le cas échéant sa maladie en cas d’accident, par exemple (à demander à son médecin spécialiste).

Si le patient doit subir une opération chirurgicale, l’anesthésiste doit être averti au préalable et se mettre en rapport avec le médecin spécialiste qui le suit.

Après la réunion, les patients ont  poursuivi les échanges autour d’une collation.

La prochaine réunion de l’AMSAO aura lieu à Toulouse, le samedi 4 avril 2020, au lendemain des journées médicales du CREAK

 

Cotisation

Le versement de la cotisation annuelle permet à l’association de fonctionner.

Son montant est de 20 €, à adresser par chèque à l’ordre d’AMSAO,
au Secrétariat, 19 rue du Strengfeld 67450 Mundolsheim.

 

Rappel des coordonnées des médecins :

Hôpital Saint Antoine (Hôpitaux Universitaires de l'Est Parisien)

AP-HP, 184 rue du faubourg Saint Antoine  75012 PARIS

 

Pr Olivier FAIN responsable du Centre de Référence

Service de médecine interne

olivier.fain@aphp.fr  tél.  01 71 97 05 84 

secrétariat :  01 49 28 21 04

 Médecin d’astreinte : 01 71 97 07 62

 

Dr Delphine GOBERT   (praticien hospitalier)  delphine.gobert@aphp.fr  01 71 97 07 64

 

Dr Marie DUBREL  (pédiatre)  marie.dubrel@ch-cotebasque.fr

 

Me Mélanie JAVAUD (infirmière d’éducation thérapeutique) melanie.javaud@aphp.fr   

 

Dr Virginie Panayotopoulos  (allergologue) virginie.panayotopoulos@aphp.fr

 

Pharmacie hospitalière  01 49 28 33 45

 

Hôpital Louis-Mourier     92701 COLOMBES

Dr Nicolas JAVAUD (urgentiste) nicolas.javaud@aphp.fr 01 47 60 64 42

 

Hôpital Cochin  27 rue du faubourg St Jacques  75014 PARIS

 

Le Pr Anne Gompel, précurseur dans l’utilisation de certains contraceptifs pour contrôler les crises, ayant pris sa retraite, elle est remplacée par: 

 

Unité de Gynécologie endocrinienne

Centre de compétences

 

Pr Geneviève PLU-BUREAU genevieve.plu-bureau@aphp.fr  01 58 41 39 39

 


COMPTE-RENDU DE REUNION DE L'ASSOCIATION 

 

Une réunion d’information sur les angioedèmes s’est tenue le samedi 23 mars à la Mairie de Montpellier, au lendemain de la journée scientifique et médicale du CREAK  destinée aux médecins. 

La matinée a permis de réunir patients, médecins et personnel du Centre de Référence, suivie d’une rencontre entre adhérents autour d’une petite collation.

Nous remercions vivement le Dr Aurélie Du-Thanh du centre de compétences de Montpellier  de nous avoir accueillis ainsi que  le Dr Isabelle Boccon-Gibod (CHU de Grenoble) et le Dr Anne Pagnier (pédiatre) d’avoir encadré cette réunion et répondu aux questions des patients.

Nous remercions également de sa participation Me Ana-Maria Carrillo (secrétaire du CREAK de Grenoble).

Un tour de table permet aux participants de se présenter, mettant en évidence les différents types d’oedèmes, avec parfois des localisations inattendues et pour quelques patients les difficultés rencontrées pour établir le diagnostic.

En effet, il n’y a pas de mutation génétique identifiée chez certains patients et il peut s’agir alors d’un angioedème de type III ou bien d’œdème histaminique (ou urticaire chronique), ce dernier étant à différencier des angioedèmes  bradykiniques.

A noter qu’il existe une association qui regroupe les patients souffrant d’urticaire chronique :
AFSAM – UCS  Association Française Syndrome Activation Mastocytaire - Urticaire  Chronique Spontanée     http://www.afsam.fr/

Résidence les Bruyères 
37 Bis route du Pavillon 
38760 VARCES

 

CREAK (Centre de Référence des Angioedèmes à Kinines)

Le Pr Laurence Bouillet et le Dr Isabelle Boccon-Gibod coordonnent les 18 sites en France où on peut trouver un médecin référent.

Les angioedèmes à kinines sont rattachés à la filière de santé Maladies Rares Immuno-Hématologiques ( MaRIH )  http://www.marih.fr/  On peut trouver sur ce site des informations sur les angioedèmes à kinines ainsi que les principaux lieux de prise en charge.

Coordonnées de l’équipe de Grenoble :

Pr Laurence Bouillet
Médecine interne
LBouillet@chu-grenoble.fr

Dr Isabelle Boccon-Gibod
Médecine interne
IBoccon-gibod@chu-grenoble.fr

Dr Anne Pagnier
Pédiatrie
APagnier@chu-grenoble.fr

Nelly Carrat
Infirmière coordinatrice d’éducation thérapeutique
NCarrat@chu-grenoble.fr

Ana-Maria Carrillo  
Secrétariat du centre
AMCarrillo@chu-grenoble.fr

Centre de compétence de Montpellier :

Dr Aurélie Du-Thanh     CHRU de Montpellier – Hôpital St Eloi   80 avenue Augustin Fliche

Tél. : 04 67 33 69 56

a-du_thanh@chu-montpellier.fr

 

Éducation thérapeuthique

L’éducation thérapeutique s’est développée, elle est maintenant proposée dans plusieurs centres. Cette année, les infirmières de différents sites ont mis leur travail en commun et ont abouti à la réalisation d’une mallette que chaque site pourra utiliser.

Des ateliers collectifs sont proposés, sur différents thèmes :

  • facteurs déclenchants des crises,
  • anticiper pour faire face à des situations particulières (vacances, voyages),
  • comprendre sa maladie et savoir en parler (à sa famille, au personnel soignant).

Il peut y avoir également des ateliers «  famille » auquel un enfant atteint peut participer avec ses parents, dès l’âge de 8 ou 9 ans.

La participation à ces ateliers est très utile pour apprendre à intégrer la maladie dans son mode de vie et à être plus autonome.

 

Hormones et AOH

Les hormones masculines sont bénéfiques, c’est pourquoi les hommes expriment moins cette maladie, ils ont souvent moins de symptômes.

Le Danatrol est un androgène atténué (hormone masculine) qui améliore les crises.

A l’inverse, les oestrogènes peuvent déclencher des crises car ils activent la cascade qui va fabriquer la bradykinine. C’est un facteur aggravant, c’est pourquoi un certain nombre de patientes ont plus de crises pendant les périodes d’ovulation et de menstruations ou pendant la grossesse.

Les macro-progestatifs peuvent améliorer certaines patientes par stimulation de la production de  C1 inhibiteur.

Voir présentation « hormones et angioedèmes » sur www.amsao.fr (rubrique traitements)

 

Traitements

Les angioedèmes sont dus à la bradykinine qui est fabriquée en excès et , en s’installant au niveau des vaisseaux, augmente la perméabilité capillaire à l’origine des œdèmes.

Firazyr est un médicament qui n’empêche pas de la fabriquer, mais l’empêche d’agir.

Du C1 inh, correspondant donc à la protéine absente ou déficitaire, peut être apporté par les  injections de médicaments comme Berinert, Cinryse ou Ruconest.

Lanadelumab : TAKHZYRO (Shire)

Ce nouveau médicament est un anticorps monoclonal, inhibiteur de la kallikréine.

Il s’agit d’une injection sous cutanée toutes les deux semaines en prévention, dès 12 ans.

Ce médicament concerne les types I et II. Initialement sous ATU (autorisation temporaire d’utilisation) en France pour adulte  et enfant de plus de 12 ans, il vient de recevoir son AMM

Les premiers retours des patients  montrent que ce nouveau médicament , initialement prescrit pour les patients fortement atteints, se révèle très efficace, en supprimant les crises.

Prophylaxie à court terme :

En cas de voyage, on peut envisager d’augmenter son traitement de fond avant et pendant.

En cas d’intervention chirurgicale ou soins dentaires, une injection de Berinert 6 h avant l’intervention diminue ou supprime le risque d’œdème (lié au traumatisme local, à l’intubation s’il y a anesthésie générale et/ou au stress engendré). 

Il est parfois également conseillé d’avoir du Firazyr sur le lieu d’intervention.

Il est nécessaire de consulter un médecin spécialiste pour déterminer le traitement qui convient le mieux en fonction de sa situation. Des visites régulières permettent également de pouvoir réévaluer son traitement (liste des centres de référence sur https://www.marih.fr/  rubrique angioedèmes à kinines).

 

Traitements chez l'enfant

Le Dr Anne Pagnier est pédiatre référent au CHU de Grenoble

APagnier@chu-grenoble.fr

Le dépistage est possible dès l’âge de 6 mois, par prélèvement salivaire.

Les traitements chez les enfants diffèrent de ceux que peuvent prendre les adultes car leur métabolisme n’est pas le même.

Les médicaments possibles chez l’enfant sont :

- Exacyl, Berinert, Cinryse,

- Firazyr peut être administré dorénavant à partir de l’âge de 2 ans.

- Takhzyro est le nouveau médicament injectable (Lanadelumab) , il peut être utilisé à partir de 12 ans.

Danatrol n’est pas recommandé (il pouvait être utilisé ponctuellement chez les garçons).

 

Bilan financier au 28.02.2019

 

Dépenses

 Recettes

Frais de déplacement

- congrès HAEI (Vienne)

- réunions  AMSAO ( Besançon et Paris) 

597,30

 

Traiteurs réunions AMSAO Besançon et Paris

554,00

 

Cotisation Alliance Maladies Rares

40,00

 

Cotisation EURORDIS

25,00

 

Timbres

231,04  

 

Papeterie, copies

18,20

 

Rétributions reversées aux adhérents (étude sur l’AOH)

375,00

 

Frais bancaires

66,80

 

Cotisations et dons (depuis le  1.03.18)

 

3 020,00

Virement ICON UK (étude AOH)

 

3 095,27

Report 2018 (au 1.03)

 

1 638,82

Bilan au 28.02.19

1907,34

7 754,09

Solde du compte au  28.02.18 :  +  5 846,75 euros

  

Cotisations

Le versement de la cotisation annuelle permet à l’association de fonctionner.

Son montant est de 20 €, à adresser par chèque à l’ordre d’AMSAO, 
au Secrétariat, 19 rue du Strengfeld 67450 Mundolsheim.

Du 17 novembre  2018 A  Paris 

Une réunion d’information s’est tenue le samedi 17 novembre 2018 à l’hôpital St Antoine,  encadrée par le Pr FAIN, coordonnateur du centre de référence de Paris, que nous remercions vivement de son accueil.

Nous remercions le Pr Gompel (anciennement responsable de l’ Unité de Gynécologie endocrinienne, Hôpital Cochin) pour son exposé sur les hormones et l’AOH ainsi que toute l’équipe du Pr FAIN : Dr Delphine Gobert (praticien hospitalier), Dr Nicolas Javaud (urgentiste) et Dr Virginie Panayotopoulos (allergologue) de leur participation et leurs réponses aux questions des patients.

Un tour de table permet aux participants de se présenter, mettant en évidence encore aujourd’hui les retards de diagnostic ou les difficultés à recevoir les bons traitements. Les types d’œdème des patients présents sont divers (type I, type III, œdème acquis), mais la plupart des patients évoquent les mêmes causes déclenchant les crises : fatigue, stress, etc.

 

Classification des angio-œdèmes (Rappel effectué en introduction par le Pr FAIN)

En France, environ 1 400 personnes environ sont atteintes d’oedèmes bradykiniques.

On distingue :

  • La forme héréditaire (cas les plus nombreux)

Avec une diminution du taux de C1 inhibiteur :

  • le type I : baisse du C1 inh pondéral et fonctionnel (85 % des cas)
  • le type II : baisse du C1 inh fonctionnel (15 % des cas)

Avec un taux de C1 inhibiteur normal :

  • le type III, pour lequel le diagnostic est  difficile ; une partie d’entre eux présente une mutation du facteur XII. Il est à différencier de l’angioedème histaminique (il est à noter que les oedèmes histaminiques sont  beaucoup plus fréquents que les oedèmes bradykiniques).

La présentation clinique de ces trois types est identique.

  • les oedèmes acquis,

Ils sont d’apparition plus tardive dans la vie du patient (vers l’âge de 40 ou 50 ans) et souvent associés à une autre maladie.

Ils peuvent être secondaires à la prise d’IEC (inhibiteur de l’enzyme de conversion), utilisés pour le traitement de l’hypertension artérielle. Dans ce cas il faut arrêter ce traitement.

Il est donc nécessaire d’éviter ces médicaments si on est porteur d’angioedème.

 

Éducation thérapeutique (Dr GOBERT)

Un programme d’éducation thérapeutique, construit avec le Centre de Référence de Grenoble,  est mis en place dans le service du Pr FAIN, réalisé par le Dr Gobert ainsi que M. Javaud (infirmière).

Son but est d’aider les patients à comprendre leur maladie et à acquérir un maximum d’autonomie pour la gérer.

Des entretiens individuels sont proposés, qui permettent au patient d’exprimer son vécu et de déterminer ses attentes. L’apprentissage de l’injection du Firazyr et/ou du Berinert est proposé.

Les séances de groupe permettent d’échanger sur la gestion de la crise et d’apprendre comment réagir dans telle ou telle situation.

 

Traitements de l'angio-œdème (Dr GOBERT)

Traitements de la crise

  • Exacyl
  • Firazyr
  • C1 inhibiteur (Berinert, Cinryse, Ruconest)

Il est rappelé qu’il ne faut pas attendre que la crise soit trop avancée pour s’injecter le produit (Firazyr ou C1 inhibiteur).

Traitements préventifs

  • Danatrol
  • Progestatifs
  • Exacyl
  • C1 inhibiteur (jusqu’à deux fois par semaine)

 

Nouveaux traitements préventifs (Dr GOBERT)

  • PROTOCOLE APEX BCX 7353 (BioCryst)

Ce médicament est destiné aux types I et II. Il s’agit d’ un anticorps monoclonal, une molécule qui va bloquer la kallikréine.

L’évaluation de ce traitement est en cours dans différents pays avec un protocole contre placebo. Ce sont des gélules à avaler quotidiennement.

Les premiers résultats montrent une réduction des crises de 60 % pour les crises abdominales et de 80 % pour les crises périphériques.

Les effets secondaires possibles sont : douleurs abdominales, infections rhinopharyngées. 

  • Lanadelumab : TAKHZYRO (Shire)

C’est également un anticorps monoclonal, inhibiteur de la kallikréine.

Il s’agit d’une injection sous cutanée toutes les deux semaines en prévention, dès 12 ans.

Ce médicament concerne les types I et II. Il est actuellement sous ATU (autorisation temporaire d’utilisation) en France.

Il est réservé aux patients qui ont des crises très fréquentes :

  - patients sous prophylaxie au long cours par C1 inhibiteur,

  - patients qui consomment plus de 3 doses de Firazyr par mois.

Contre-indications : femmes enceintes, allaitantes ou ayant un projet de grossesse, enfants de moins de 12 ans.

Ce traitement permet l’autonomie du patient en raison de la facilité d’injection (en sous cutanée), mais il est très onéreux (coût de l’injection : 14 000 €), en conséquence  le nombre de patients qui pourront en bénéficier est pour l’instant limité.

Seuls les patients les plus gravement atteints seront donc concernés.

 

Hormones et AOH

(Pr Anne GOMPEL, Unité de Gynécologie endocrinienne, Hôpital Cochin)

Le Pr A. Gompel est médecin gynécologue, spécialiste de la prise en charge des femmes atteintes d’angioedème.

L’angioedème est une maladie sensible aux hormones. Les androgènes   sont  bénéfiques contrairement aux oestrogènes qui peuvent révéler ou aggraver la maladie.

Les crises pouvant être augmentées par les oestrogènes, un certain nombre de patientes ont plus de crises pendant les périodes d’ovulation et de menstruations ou pendant la grossesse.

La contraception par les oestrogènes de synthèse peut également favoriser les angioedèmes. Il faut utiliser des molécules sans oestrogènes, des progestatifs purs ou microprogestatifs (exemple : Lutéran ou Lutenyl). Un certain nombre de patientes ont été améliorées par la prise de ces médicaments.

Il n’existe pas de contre-indication avec l’AOH pour la pose d’un stérilet, ni pour la contraception d’urgence.

Le Danazol est un androgène atténué avec une action contraceptive à 600 mg par jour ; donc à une dose minimale, il n’est plus un contraceptif et il faut alors lui associer une autre contraception. 

Grossesse : l’Exacyl est possible ainsi que le C1 inh, mais pas le Danazol.

Accouchement : pas de prophylaxie systématique, mais du C1 inh doit être à disposition en salle d’accouchement (une crise peut survenir entre 48 h à 1 semaine après l’accouchement).

En cas de césarienne, une perfusion de C1 inh doit être faite au préalable.

Ménopause : il faut éviter le traitement hormonal substitutif avec des oestrogènes.

Voir présentation « hormones et angioedèmes » sur www.amsao.fr (rubrique traitements)

 

Questions diverses

Il est important de bien connaître sa maladie pour pouvoir, avec son médecin, choisir le meilleur traitement possible. Pour cela une consultation annuelle au minimum, dans un centre de référence, est nécessaire.

Le port d’une carte est utile également pour expliquer le cas échéant sa maladie en cas d’accident, par exemple (à demander à son médecin spécialiste).

Si le patient doit subir une opération chirurgicale, l’anesthésiste doit être averti au préalable et se mettre en rapport avec le médecin spécialiste qui suit le patient.

 

Angioedèmes et assurances

Plusieurs personnes relatent les difficultés rencontrées pour s’assurer lors de la demande d’un prêt bancaire lorsqu’on est porteur d’AOH.    

La convention AERAS (S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a pour objet de faciliter l'accès à l'assurance et à l'emprunt des personnes ayant un problème grave de santé.

On peut trouver des informations utiles sur le site www.aeras-infos.fr

L’association va questionner ses adhérents afin d’avoir un retour d’expériences.

Après une collation, les patients ont poursuivi les échanges.

La prochaine réunion de l’AMSAO aura lieu à Montpellier, le samedi 23 mars, au lendemain des journées médicales du CREAK

 

Cotisation

Le versement de la cotisation annuelle permet à l’association de fonctionner.

Son montant est de 20 €, à adresser par chèque à l’ordre d’AMSAO,
au Secrétariat, 19 rue du Strengfeld 67450 Mundolsheim.

L’association étant reconnue d’intérêt général, les dons sont  déductible des impôts (50%)

 

Rappel des Coordonnées des médecins

Hôpital Saint Antoine (Hôpitaux Universitaires de l'Est Parisien)

AP-HP, 184 rue du faubourg Saint Antoine  75012 PARIS

 

Pr Olivier FAIN responsable du Centre de Référence

Service de médecine interne

olivier.fain@aphp.fr tél.  01 71 97 05 84 

secrétariat :  01 49 28 21 04

Médecin d’astreinte : 01 71 97 07 62

 

Dr Delphine GOBERT   (praticien hospitalier) delphine.gobert@aphp.fr  01 49 28 21 04

 

Dr Marie DUBREL  (pédiatre)  marie.dubrel@aphp.fr 01 49 28 23 85

 

Me Mélanie JAVAUD (infirmière d’éducation thérapeutique) melanie.javaud@aphp.fr   01 49 28 26 52

 

Dr Virginie Panayotopoulos  (allergologue) virginie.panayotopoulos@gmail.com

 

Hôpital Louis-Mourier 92701 COLOMBES

 

Dr Nicolas JAVAUD (urgentiste) nicolas.javaud@aphp.fr  01 47 60 64 42

 

Unité de Gynécologie endocrinienne

Hôpital Cochin 
27 rue du faubourg St Jacques  75014 PARIS

Centre de Référence des Angioedèmes héréditaires (CRéAK)

Secrétariat : 0158413550

 


COMPTE-RENDU DE LA REUNION DE L'ASSOCIATION 
DU 17 MARS 2018 A BESANCON

 

La matinée a permis de réunir patients, médecins et personnel du Centre de Référence, suivie d’une rencontre entre adhérents de l’association après une petite collation.

Nous remercions vivement le Dr Fabien PELLETIER du CHU de Besançon de nous avoir accueillis et le Dr Isabelle Boccon-Gibod (CHU de Grenoble) d’avoir encadré cette réunion et répondu aux questions des patients.

Nous remercions également de leur participation Nelly Carrat (infirmière) et Ana-Maria Carrillo (secrétaire du CREAK de Grenoble).

Un tour de table permet aux participants de se présenter, mettant en évidence les différents types d’oedèmes et les difficultés rencontrées pour établir le diagnostic ainsi que pour avoir les traitements adéquats.

 

Crises aigües

Le Dr Boccon-Gibod précise qu’un quart des crises environ atteignent les voies aériennes supérieures. Une crise laryngée peut être fatale en l’absence de traitement d’urgence (Berinert ou Firazyr) et survenir chez un patient n’en ayant jamais fait précédemment (l’exemple est cité d’un patient ayant eu une crise laryngée après une période de 40 ans sans aucune crise).

C’est pourquoi il est recommandé aux patients ayant un diagnostic confirmé d’angioedème d’avoir à disposition un traitement d’urgence (Concentré de C1 inhibiteur Berinert, Cinryse, Ruconest  et/ou Firazyr). Il est également conseillé de se faire connaître auprès du SAMU le plus proche de son domicile. Ainsi, si le patient est amené à appeler le 15, la prise en charge sera facilitée car celui-ci aura été précédemment référencé comme porteur d’angioedème, et aura donc plus de facilité à recevoir les traitements adaptés.

En cas de difficulté, il faut faire le numéro d’astreinte : 06 74 97 36 88 (numéro national d’appel d’urgence  mis en place par le CREAK). 

Un mois environ avant la date de péremption du ou des produits, le patient doit penser à en demander le renouvellement pour en avoir toujours à disposition.

Une carte de soins et d’urgence peut également faciliter la prise en charge (à demander à son médecin spécialiste, celui-ci pouvant s’adresser au CREAK s’il n’en dispose pas).

 

Type III

Les personnes atteintes d’angioedèmes de type III  n’ont pas de déficit mesurable en C1 inhibiteur. C’est pourquoi le diagnostic des types III est difficile.

La mutation du facteur XII peut être en cause chez certains patients.

En 2017, deux nouvelles mutations ont été mises en évidence. Ces mutations nouvellement connues sont à rechercher pour les cas de type III confirmés et n’ayant pas de mutation du facteur XII.

Si aucune mutation n’est trouvée, il n’est pas possible de faire dépister ses enfants.

 

Enfants

Un enfant atteint d’angioedème peut suivre une scolarité tout à fait normale. Il est important de ne pas le limiter dans ses activités à cause de la maladie. La pratique d’un sport n’est pas contre indiquée. Certains sports peuvent néanmoins engendrer un stress physique ou des traumatismes et conduire à des oedèmes périphériques. L’enfant doit alors limiter ses efforts et adapter ses activités à son état en fonction des facteurs déclenchants identifiés, qui peuvent varier d’un patient à l’autre.

Il faut anticiper afin de pouvoir faire face à une crise survenant de façon inopinée, c’est-à-dire avoir le ou les traitements d’urgence à disposition, informer l’entourage (famille, école…), si besoin établir un PAI (projet d’accueil individualisé).

Les crises peuvent augmenter chez les filles au moment de la puberté en raison des modifications hormonales.

Le Firazyr est maintenant autorisé à partir de l’âge de 2 ans.

 

Pénurie de C1 inhibiteur

Les patients ont dû ces derniers mois faire face à des difficultés d’approvisionnement en C1 inhibiteur (Berinert et Cinryse). 

Les dépenses de santé relatives au C1 Inh sont plafonnées par le CEPS (Comité Economique des Produits de Santé) depuis de nombreuses années. Ce plafonnement, basé sur une consommation de ces produits non réaliste par rapport aux besoins actuels, fait que les industries pharmaceutiques productrices de ces médicaments les fournissent gratuitement plusieurs mois par an. Le CREAK a engagé une action aupres du CEPS pour relever ce plafond afin qu’il correspondent à la réalité des besoins actuels (nombre de patients, et nombre de crises traitées).

A noter que les difficultés d’approvisionnement en Berinert, depuis l’été 2017, sont spécifiques à la France, les informations recueillies auprès des associations des autres pays ne mentionnent pas ces pénuries (sauf pour le Cinryse, consécutivement à une problématique de lot défectueux qui a été retiré du marché l’été dernier).

Cette situation a conduit les médecins à privilégier, pour l’accès au Berinert, les femmes enceintes et les enfants qui ne peuvent avoir d’autres traitements.

Certains patients ont eu recours au Ruconest (recombinant de C1 inh).

 

Mécanisme de l'angio-œdème

Rappel du CREAK : L’angioedème héréditaire est une maladie génétique rare liée à un déficit d’une protéine du sang, appelée C1 inhibiteur qui conduit à une synthèse excessive de bradykinine responsable de l’œdème.

Le stress vasculaire se passe au niveau de la cellule endothéliale (vaisseaux sanguins). Des contrôles se font tout au long de la cascade enzymatique. Le facteur de Hageman est activé. La prékallikréine devient la kallikréine. Les kinines, dont la plus importante est la bradykinine, se lient aux récepteurs B2 de la cellule endothéliale, ce qui conduit à l’augmentation de la perméabilité capillaire des vaisseaux. Le plasma va se diffuser dans les tissus et provoquer l’œdème.

 

Interactions avec d'autres médicaments

Les IEC (inhibiteurs de l'enzyme de conversion) sont des médicaments utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle et dans l'insuffisance cardiaque chronique. Ils sont contre-indiqués car ils peuvent aggraver les crises des patients atteints d’angioedème.

Il n’y a pas de contre-indication pour les anti-inflammatoires et les antibiotiques.

 

Contraception

L’angioedème est une maladie sensible aux hormones. Les androgènes ont un effet plutôt bénéfique contrairement aux antiandrogènes et aux oestrogènes qui peuvent révéler ou aggraver la maladie.

Il faut utiliser des molécules sans oestrogènes, des progestatifs purs ou microprogestatifs (exemple : Lutéran ou Lutenyl). Un certain nombre de patientes ont été améliorées par la prise de ces médicaments, qui sont à la fois un traitement hormonal de l’angioedème et une contraception.

Les stérilets peuvent être utilisés (hormonaux ou au cuivre).

 

Traitements

  • C1 inhibiteur ( Berinert, Cinryse, Ruconest)

Le C1 inhibiteur est efficace dans tous les cas. C’est le principal contrôleur de la chaîne enzymatique.

  • Androgènes : Danazol

Le danatrol augmente la synthèse hépatique de C1 inh. En traitement de fond habituel, il ne faut pas dépasser 1 gélule par jour.

Rappel : ce médicament ne se prend pas pour traiter une crise car il met 5 jours environ pour agir. C’est pourquoi s’il est pris en prévention d’une intervention, il faut commencer le traitement (ou l’augmenter si le patient en prend déjà) 5 jours au moins avant cette intervention.

Ce médicament est efficace, mais a des effets secondaires indésirables (risque de diabète, cholestérol, problèmes de foie, virilisation, etc).

  • Antifibrinolytiques : Exacyl ou Spotof.

Ces médicaments inhibent la plasmine. Ils sont efficaces chez 30 % des patients et ont peu d’effets secondaires.

La thrombose est une contre-indication.

  • Icatibant : Firazyr

Ce médicament bloque les récepteurs B2 de la bradykinine.

  • Traitements à l’essai
  • traitement oral qui pourra être pris en traitement de fond ou traitement de crise, il est en étude de  phase III ;
  • Lanadelumab : traitement injectable en sous-cutanée (tous les 15 jours) : traitement de fond ;
  • Berinert en sous-cutanée : traitement de fond.

Ces nouveaux médicaments, en essais thérapeutiques dans de nombreux pays, devraient être mis sur le marché prochainement, au plus tard en 2019 pour certains d’entre eux, après la fin des études en cours et les autorisations administratives.

 

Réunion de l’association

L’AMSAO a maintenant 21 ans et compte 320 membres. Elle organise au moins une réunion par an, en général au lendemain des journées du CREAK. Ces réunions permettent aux membres de se rencontrer, de discuter avec les médecins présents et de s’informer sur les traitements. 

Une récente étude réalisée sur la population parisienne montre que la prévalence de la maladie est évaluée à environ 1 500 cas en France, pour les types I et II, le nombre des type III étant inconnu car leur diagnostic est plus difficile.

Notre association participe également aux réunions ou congrès internationaux. La prochaine réunion de l'association internationale HAEI aura lieu à Vienne (Autriche) du 17 au 20 mai 2018.

L’AMSAO fait partie de la Filière de santé Maladies Rares Immuno-Hématologiques   (MaRIH). Deux évènements sont prochainement organisés à Paris, un congrès du  28 au 30 mars 2018 et une rencontre inter-associative le 6 juin. Si vous êtes intéressé pour représenter l’association AMSAO lors de l’un de ces évènements, merci de nous contacter (possibilité de prise en charge des billets de train).

 

Bilan financier au 28.02.2018

 

Dépenses

Recettes

Conférence de BUDAPEST

1 391,67

 

Frais de déplacement journée CREAK, et réunions AMSAO, Lyon et Paris 

347,56

 

Traiteurs réunions AMSAO Lyon et Paris

608,40

 

Renouvellement hébergement site internet chez OVH pour 3 ans et protection sur appellations amsao.net et amsao.com

172,30

 

Assurance de l’association MAAF

148,51

 

Cotisation Alliance Maladies Rares 

40,00

 

Cotisation EURORDIS

25,00

 

Réunion industrie pharmaceutique

26,00

 

Timbres  (correspondances si pas internet)

311,64  

 

Papeterie, copies

109,10

 

Frais bancaires CCP La souce

        36,50

 

Cotisations et dons (depuis le  1.03.17)

 

2 231,00

Report 2017 (au 1.03)

 

2 624,50

Bilan au 28.02.18 

3 216,68

4 855,50

Solde du compte au 28.02.18 :  +  1 638,82 euros 

 

La cotisation annuelle est actuellement de 20 euros, à envoyer par chèque à l’ordre de 

AMSAO  - Adresse  AMSAO, Secrétariat, 19 rue du Strengfeld 
67450 MUNDOLSHEIM. 

L’association étant reconnue d’intérêt général, une déduction fiscale de 50% est autorisée pour les dons, dans la limite des règles du fisc.

L’association envoie donc un reçu fiscal pour tout don effectué.

La prochaine réunion de l'association internationale HAEI aura lieu à Vienne (Autriche) du 17 au 20 mai 2018. Les patients intéressés pour participer peuvent demander le financement avion et Hotel à l'association internationale HAEI. Merci de consulter ce lien: https://haei.org/haegc18/   
Attention: Conference uniquement en anglais.